Cinq films qui ont du chic pour se détendre en période de confinement

De la Nouvelle Vague au genre néo-noir américain, ces films à visionner en rafale vous aideront à rehausser l’élégance de votre garde-robe.

Par: JEREMY FREEDDate: 2020-04-07

Le fil caché

Lorsque l’acteur Daniel Day-Lewis et le réalisateur Paul Thomas Anderson unissent leurs forces, le résultat vaut la peine d’être vu. Dans leur plus récent film (le dernier de sa carrière, selon l’acteur primesautier), ils fouillent la vie imaginaire du brillant et tourmenté couturier anglais Reynolds Woodcock. Étant reconnu pour ses robes de bal et autres créations de haute couture, il est en soi une représentation de tout ce qui confère de la distinction à la mode masculine britannique. La garde-robe de Reynolds Woodcock, composée de cravates de soie, de blazers en tweed et de smokings de coupe impeccable, se révèle une grande leçon de savoir-faire et peut nous en apprendre beaucoup sur la discrétion et le bon goût.

Les quatre cents coup

Si vous souhaitez parfaire vos connaissances sur les classiques du cinéma pendant votre confinement, cette œuvre constitue un bon point de départ. Se déroulant dans le Paris des années 1950 qu’a bien connu le réalisateur François Truffaut dans son enfance, ce film a permis à la Nouvelle Vague de s’établir comme un courant d’importance majeure de la cinématographie. Le film fait la part belle aux tenues masculines françaises du milieu du siècle dernier. Le protagoniste, qui incarne François Truffaut à l’âge de 13 ans, vagabonde dans les rues de Paris en faisant des bêtises, vêtu d’un chandail côtelé à col roulé, d’un veston de flanelle à carreaux et d’un pantalon en velours côtelé à taille haute. La polissonnerie adolescente n’a jamais eu aussi fière allure.

Plein soleil et L’énigmatique M. Ripley

Faites coup double en visionnant deux films tirés du roman à suspense de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley, publié en 1955. Bien que Plein soleil (1960) et L’énigmatique M. Ripley (1999) racontent la même histoire de sexe et de crime se déroulant en Italie, chacun se permet des libertés quant à certains détails tout en mettant en valeur les éclatantes tenues d’expatriés américains qui font la belle vie sur la côte amalfitaine. Vous pouvez regarder ces deux films en songeant à vos prochaines vacances au soleil (après tout, nous avons tous besoin de caresser un projet) et en prenant note de la meilleure façon d’agencer un pantalon blanc à un polo et à des chaussures de sport.

Le gigolo américain

Figurant parmi la courte liste des meilleurs films qui ont du chic, Le gigolo américain a permis au jeune Richard Gere et à Giorgio Armani, qui habille le personnage principal, d’atteindre la célébrité. Sorti en 1980 et dont la trame sonore est signée par Blondie et Giorgio Moroder, le film a fait découvrir aux Américains le plaisir de porter de superbes vêtements italiens contemporains tout en donnant le ton à une nouvelle décennie. Vêtu d’une chemise en soie, d’un veston légèrement épaulé et d’un pantalon en lin, alors qu’il est au volant de son splendide cabriolet Mercedes-Benz, Julian Kaye interprété par Richard Gere personnifie l’attitude à la fois décontractée et affirmée des Californiens durant les années 1980.

Un homme au singulier

Si un doute planait sur le génie de Tom Ford, le premier film qu’il a réalisé en 2009 l’a dissipé. Dans Un homme au singulier (que Tom Ford a adapté du roman de Christopher Isherwood), Colin Firth interprète George Falconer, un professeur d’anglais à l’université vivant à Los Angeles. De sa spectaculaire résidence moderne datant du milieu du 20e siècle à ses lunettes à monture noire en passant par son parfum distinctif – et bien sûr sa garde-robe – George Falconer mène une vie soigneusement organisée qui contraste fortement avec son tourment intérieur. Chaque plan et chaque scène de ce film témoignent de la remarquable vision créatrice de Tom Ford.