Sebastian Giovinco : Bien habillé à ma façon
Soccer, style et l’esprit vestimentaire de l’Italie avec Sebastian Giovinco, légende du Toronto FC.
Par: L’équipe Harry Rosen
Seba, Gio, La Fourmi atomique ; quel que soit le surnom, Sebastian Giovinco est l’un des joueurs les plus influents de l’histoire du Toronto Football Club (TFC), et un autre exemple éclatant de l’excellence italienne qui s’épanouit au Canada.
Tout au long de son passage au TFC de 2015 à 2018, Giovinco a contribué à mener le club vers l’ère la plus fructueuse de son histoire, aidant à transformer le club de l’équipe outsider en championne, gagnant l’adoration de Toronto, du Canada et de la Major League Soccer (MLS) tout entiers.
Bien que ce ne soit pas Harry Rosen qui ait amené Giovinco au Canada, d’une certaine façon son histoire au TFC semble familière. L’excellence italienne, trouvant une maison au Canada.
Q. Où tout a-t-il commencé ? Où êtes-vous tombé amoureux du soccer ?
R. « Très jeune. J’ai commencé à sept ans à Turin. J’ai rejoint la Juventus à huit [ans], et de là j’ai grandi dans le système de jeunesse. J’ai fait mes débuts avec la première équipe [de la Juventus] à 18 ans, et puis je me suis installé [au Canada] en 2015. Le reste appartient à l’histoire — tout le monde connaît ma relation avec le TFC et avec les fans aussi. »
Giovinco est arrivé à Toronto en 2015 à l’âge de 27 ans, rejoignant depuis la Juventus — l’un des clubs les plus légendaires d’Italie — au sommet de sa carrière. Son impact a été immédiat : un record du club de 22 buts lors de sa saison de débuts lui a valu à la fois le titre de MVP de la MLS et le Soulier d’or, et a donné le ton pour les années qui ont suivi.
Q. Comment décririez-vous votre relation avec les fans du TFC, avec Toronto et avec le Canada ?
R. « J’ai toujours eu une excellente relation avec la ville, avec les fans. J’espère que bientôt je deviendrai également Canadien. C’est formidable ici, alors ma famille et moi aimerions être citoyens et faire partie du Canada. »
Q. Quel moment de votre carrière vous rend le plus fier ?
R. « Je pense qu’en tant qu’athlète professionnel, gagner des trophées est l’objectif principal, bien sûr, mais quand je suis venu au Canada et que j’ai fait ce que j’ai fait, je pense que ce qui me rend le plus fier, c’est quand les gens ont dit que j’avais changé la culture du sport ici. Quand ils ont dit que des enfants commençaient à jouer [au soccer] parce qu’ils m’avaient vu jouer — c’est ce qui me rend vraiment fier. »
Q. Quelles ont été les plus grandes différences que vous avez remarquées après votre déménagement d’Italie au Canada ?
R. « La culture est complètement différente. Ici, c’est plus amusant d’aller aux matchs ; c’est comme une soirée [pour les fans]. En Italie et en Europe, ce n’est pas amusant — c’est une mission de gagner, surtout quand vous jouez pour un grand club. »
Q. Avez-vous remarqué des similitudes entre les gens et la culture ici ?
R. « Je pense que dans les deux endroits, les gens sont très accueillants. »
Q. Comment décririez-vous votre style personnel ?
R. « J’aime être à l’aise, c’est certain, mais parfois comme maintenant j’aime m’habiller en complet, mais la plupart du temps j’aime être à l’aise. Peu importe ce que je porte, mais j’aime être à l’aise. »
Q. Comment votre style personnel se compare-t-il à votre style sur le terrain de soccer ?
R. « Très créatif. Je suis un joueur très créatif et j’aime être créatif aussi lorsque je m’habille. Et j’aime les détails, des choses comme les chaussures, et j’étais aussi un joueur très axé sur les détails quand je jouais. »
Q. Quels sont les incontournables de la garde-robe sans lesquels vous ne pourriez pas vivre ?
R. « Les chaussures, c’est certain. Depuis que j’étais enfant, j’ai toujours voulu choisir mes propres chaussures. Et probablement les jeans — je pense qu’on ne se trompe jamais avec une belle paire de jeans. »
Q. Que signifie « Fabriqué en Italie » pour vous ?
R. « “Fabriqué en Italie” signifie qualité. Je pense que c’est surtout une question de l’endroit et de la façon dont les vêtements sont fabriqués, mais aussi de style — et de la façon dont les Italiens s’habillent et se comportent. »
Q. Que signifie « sprezzatura » pour vous ?
R. « La sprezzatura, c’est quand on s’habille ou qu’on fait des choses avec nonchalance — quand quelque chose semble facile mais que ça ne l’est pas vraiment. »
Quand Giovinco parle de « Fabriqué en Italie » — les tissus, les détails, la qualité — il décrit exactement ce qui nous attire en Italie depuis des décennies. C’est pourquoi nous avons passé si longtemps à rechercher les meilleurs artisans du pays et à ramener leur savoir-faire au Canada — et pourquoi nous ne cessons jamais de chercher. Afin que la qualité qu’il admire soit toujours à portée de main.
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