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Samuelsohn s’échappe du peloton

 
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Harry Rosen entretient une étroite collaboration avec plusieurs des grandes maisons de mode. Parmi celles-ci, les rapports avec la maison Samuelsohn sont sans doute les plus intenses. L’association de l’entreprise montréalaise et d’Harry Rosen a commencé au début des années 60 et on peut affirmer qu’elles ont grandi ensemble – deux grandes réussites canadiennes. De nos jours, ces liens sont plus étroits que jamais, alors que Samuelsohn entreprend une métamorphose totale, pour se forger une image international contemporaine issue de la fusion du luxe et de la performance dans l’ensemble de ses collections. Ce printemps, cette nouvelle orientation sera visible dans les magasins Harry Rosen, aux foires du vêtement pour hommes de New York et parmi les joueurs de l’équipe de soccer LA Galaxy – le premier partenariat de Samuelsohn avec une équipe professionnelle.

 

Comment infuser dans le vêtement pour hommes haut-de-gamme un esprit axé sur la performance sans mettre en péril le luxe du confort et la coupe impeccable? Grâce aux nouvelles étoffes pour complets, Super 150, lesquelles repoussent naturellement l’eau et les taches tout en conservant le drapé et le toucher attendus de la laine fine. Avec une nouvelle gamme de vêtements sport faits en Italie possédant les mêmes propriétés. Et grâce à plus d’une douzaine d’embellissements subtils et d’autres plus évidents, apportés au style et à la fonction pour tous les vêtements tailleur de la marque.

 

Il ne s’agit pas de renier la tradition, de dire son PDG, Stephen Granovsky, qui a acheté l’entreprise en 2010 par l’intermédiaire de son groupe Luxury Men’s Apparel. Il avait été attiré par la réputation de qualité et de savoir-faire que Samuelsohn s’était forgée auprès de ses clients prodigieusement fidèles, tout comme l’homme qu’il avait choisi pour le poste de directeur de la création – le renommé designer de mode, Arnold Silverstone. Ensemble, ils ont entrepris de renouveler le style et l’image et ainsi, doublé le chiffre d’affaires de Samuelsohn. Ils sont maintenant prêts à aller plus loin.

 

Le savoir-faire artisanal minutieux demeure le pilier de la marque. Pas moins de sept heures de travail manuel entrent dans la confection d’un vêtement à entoilage intégral. Cela reste. « Mais nous y remettons le coeur, » souligne M. Granvosky. La devise de l’entreprise – « Nous cousons un peu de notre coeur dans chaque vêtement » – apparaissait jadis en écriture cursive sur les étiquettes.

 

« Les clients nous ont dit qu’ils aimaient cela, » de dire Arnold Silverstone. « Dès ce printemps, nous coudrons un coeur sous le col de chaque veston. » Un petit geste, mais exceptionnellement charmant.

 

« C’est notre emblème, » de souligner Stephen Granovsky.

 

D’autres changements seront plus apparents. Ainsi, Samuelsohn a fait équipe avec les filatures italiennes Columbo dans la mise au point d’un procédé naturel pour intégrer les propriétés de résistance à l’eau et aux taches aux tissus Super 150, par le chauffage et le refroidissement des tissus à des températures extrêmes. Cela a pour nom, laine de glace (Ice Wool). Aucun revêtement chimique, ni effet secondaire néfaste. Le drape et le toucher restent intacts et la performance ne s’altère pas. (Cette technique sera aussi appliquée aux vêtements sport de coton et de cachemire.) À l’intérieur des vestons, la nouvelle technologie des doublures absorbe et expulse l’humidité. « Une première pour une doublure Bemberg, » souligne M. Granovsky. « Ces caractéristiques n’offrent que des avantages valables au client. »

 

Samuelsohn a 94 ans cette année, elle ne les fait pas et n’a surtout pas l’intention d’attendre le reste du peloton.

 

 
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