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Harry Rosen se classe parmi les sociétés les mieux gérées

 
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Ce mois-ci, Harry Rosen est en vedette dans le magazine Maclean’s. L’article approfondi présente entre autres une entrevue avec notre PDG Larry Rosen et des commentaires des experts de Deloitte et du groupe J. C. Williams (une société de conseillers en commerce au détail). En voici un extrait :

 

Harry Rosen vend des vêtements de qualité aux hommes canadiens, tout simplement. Et cela reste vrai même si tout change autour de l’entreprise. « Nous avons toujours été centrés sur le renouvèlement, » explique Larry Rosen, « et sur la manière dont nous pouvons rejoindre chaque nouvelle génération d’hommes. »

 

Ayant lui-même trois fils âgés de 25, 27 et 29 ans, Rosen connait bien la génération Y, qui l’intrigue et le fascine. « Autrefois, les hommes portaient un uniforme pour travailler, » dit-il. « Ils avaient leur garde-robe de complets, cravates, chemises blanches et chaussures noires chics. Ça manquait beaucoup d’imagination. De nos jours, le style vestimentaire des hommes est beaucoup plus éclectique. »

 

[…] Mais Harry Rosen ne s’est pas contenté de regarderl’industrie changer. Le détaillant a toujours été à l’avant-garde de l’évolution du commerce au détail.

 

Le père de Larry, qui a donné son nom à l’entreprise, a ouvert sa première boutique à Cabbagetown, un quartier qui, à cette époque, était presque considéré comme une banlieue de Toronto. C’était en 1954, et la mode était en plein changement. En Europe et à New York, les hommes soucieux de leur allure vestimentaire commençaient à porter des vestons aux épaules plus naturelles et Harry Rosen souhaitait introduire ce look à Toronto. « Tous les jeunes publicitaires et cadres voulaient adopter ce style et ils affluaient vers notre tout petit magasin situé un peu trop loin pour se le procurer, » raconte Larry Rosen. « Mon père a bâti notre réputation, et c’est la même que nous avons aujourd’hui. »

 

Cette réputation a d’ailleurs permis à l’entreprise de se tailler une place au sein d’un marché très concurrentiel. « J’aime le fait que la vision de ce détaillant est toujours très claire. Harry Rosen représente la mode pour les hommes canadiens, un point c’est tout, » déclare Mark Whitmore, associé directeur chez Deloitte, qui a collaboré avec le détaillant dans le cadre du programme des sociétés les mieux gérées au Canada. Harry Rosen fait partie des lauréates du Club platine, un prix décerné aux entreprises ayant maintenu leur statut de « mieux gérées » pendant sept ans ou plus. Pour en arriver à une vision aussi claire, l’entreprise a appris de ses essais, de ses erreurs et des moments où elle a essayé d’être autre chose que ce qu’elle est. Durant les années 80 et 90, elle s’est aventurée sur le marché étatsunien et dans les vêtements pour femmes. Après l’échec de ces deux projets, elle a retrouvé sa vocation principale. « Harry Rosen ne s’éloigne jamais trop de ses racines, mais elle ne fait jamais de sur place non plus, » ajoute Whitmore. En fait, elle est parfaitement à l’affut de la concurrence et de l’évolution du marché, et s’adapte en conséquence.

 

Par exemple, au fil des années, Harry Rosen a étendu ses collections pour inclure plus de vêtements d’affaires chics. À l’heure actuelle, les complets représentent la moitié de ses ventes, tandis que l’autre moitié se compose de vêtements plus décontractés, comme des jeans, t-shirts et kangourous. L’entreprise a été l’une des premières de la catégorie luxueuse à vendre ses produits en ligne – en 2009 – et plus récemment, elle a intégré un nouveau module à son site, nommé Virtual Harry , qui permet aux clients en ligne de clavarder avec des conseillers en magasin. « L’une des plus grandes plaintes au sujet du commerce électronique est son caractère impersonnel, » explique Larry Rosen. Les ventes en ligne ne représentent que 2 % du chiffre d’affaires de l’entreprise, mais comme le fait remarquer son PDG, « il n’y a pas une seule heure qui passe en magasin sans qu’un client nous montre notre site Web sur son cellulaire pour nous demander de lui trouver un modèle. »

 

« La concurrence est très active, » ajoute Williams, « mais Harry Rosen tient son bout. Selon moi, ce détaillant est toujours le chef de file de son industrie. » Williams ne peut qu’approuver le fait que l’entreprise évite les réactions impulsives et irréfléchies face aux nouveaux concurrents, par exemple opter pour des vêtements de qualité moindre ou baisser constamment ses prix pour offrir des promotions. « Ce serait la chose facile à faire. Mais ils restent au sommet parce qu’ils agissent comme des gagnants. Ils ne font aucun compromis sur la qualité et ne posent aucun geste qui diminuerait la valeur de leur marque. »

 

En effet, Larry Rosen refuse tout changement par rapport à la qualité. La majorité des vêtements de son entreprise sont confectionnés en Europe, suivie d’une certaine proportion au Canada et d’une petite sélection aux États-Unis. « Nos clients apprécient l’importance du savoir-faire et ils sont prêts à payer plus cher pour se procurer des vêtements de meilleure qualité, » explique-t-il.

 

 

 

 
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