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Hommage à un innovateur du vêtement masculin

 
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Notre vice-président directeur Jeff Farbstein a été reconnu comme un innovateur du vêtement masculin à l’occasion de la prestigieuse cérémonie de remise de prix new-yorkaise du magazine MR. Voici un extrait de l’article de MR à propos de l’une des personnalités les plus originales et admirées de notre entreprise :


 

Il ne fait aucun doute que Jeff Farbstein vit pour les vêtements masculins, qu’il adore et auxquels il pense constamment. Sa passion englobe le produit, les gens, la promotion, la présentation, et surtout, la résolution de problèmes. Il est entièrement impliqué dans chaque aspect de l’entreprise, essayant toujours de tout comprendre et de trouver de nouvelles idées (parfois un peu folles!) pour gagner la part de portefeuille des clients.

 

David Vosko, gestionnaire des marchandises chez Harry Rosen, travaille avec Farbstein depuis 30 ans et le connait aussi bien en tant que mentor et professeur qu’en tant qu’ami : « Jeff fait preuve d’une intuition qui défie la raison. Ses idées surprennent constamment; elles sont tout sauf typiques. Il a établi des relations très fortes dans l’industrie et il prend toujours le temps d’écouter les autres, ce qui lui donne un avantage incroyable sur ce qui se passe sur le marché. Mais surtout, il est la voix de la raison; quand Larry veut avoir l’heure juste, il se tourne vers Jeff. »

 

Larry Rosen, le PDG exceptionnel de Harry Rosen, appuie cette affirmation : « Jeff est l’homme âgé ayant l’esprit le plus jeune que je connaisse – dans sa façon de se vêtir, son attitude, son discours et sa vie. Il n’a pas vieilli, il réussit tout ce qu’un homme de 30 ans peut faire. Sa pensée est très actuelle, parce qu’il est toujours au courant de ce qui se passe. Il a un sens inné des prévisions; il devine quelles tendances seront pertinentes pour nos clients avant même qu’eux ne le sachent. Par exemple, au début des années 90, il m’a conseillé d’aller plus vers la mode, de me positionner plus fortement par rapport à Hugo Boss et à d’autres marques modernes. Il y a 10 ou 15 ans, il a insisté pour que Harry Rosen s’impose davantage dans le marché luxueux; Kiton, Cucinelli, Zegna, Loro Piana, Canali… Il sentait que nous devions être plus qu’un partenaire à temps partiel de ces marques. Il avait aussi raison pour les vêtements d’extérieur : avant même que les gens ne se mettent à parler de Canada Goose et de Moncler, Jeff achetait déjà ces collections avec assurance. La plupart des commerçants modifient les choses en ajoutant quelques points de pourcentage ici et là, tandis que Jeff se sert des données et de son intuition pour entrainer des changements majeurs. C’est un homme d’affaires judicieux, réfléchi et bien établi dans le milieu, qui comprend le monde qui l’entoure, prédit les besoins des clients et demeure toujours à l’affut des nouveautés. Et comme il a si bien formé son équipe, l’excellence qu’il apporte à l’entreprise pourra perdurer au-delà de sa carrière chez nous. »

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Farbstein, qui est reconnu pour son intégrité et son humilité, semble mal à l’aise devant tant d’éloges. Il insiste sur le fait qu’il n’y a rien de magique dans son travail. « Tout ce qu’il faut, c’est de l’intuition, du cran et un peu de chance. Ces éléments viennent naturellement pour moi, parce que j’ai toujours été passionné de commerce au détail. Enfant, je passais des heures à observer les vitrines des cinq magasins pour hommes situés sur la rue principale près de la maison de mes grands-parents. J’aimais beaucoup le style bon chic bon genre de cette époque – un polo, un jean Levi’s et des flâneurs. Avant de travailler chez Harry Rosen, j’ai tenu ma propre boutique de vêtements masculins. J’adorais ça, mais un jour, je me suis imaginé vieillissant : toujours au même endroit, à déballer les mêmes boites… J’ai donc commencé à travailler à temps partiel dans un autre magasin, tout en étudiant d’autres possibilités de carrière, comme l’immobilier ou les franchises de restauration rapide. »

 

« Un ami m’a alors mis en contact avec Harry, et celui-ci a proposé une rencontre à l’heure du midi. Je suis passé le prendre, nous sommes allées au restaurant, il s’est endormi, je l’ai réveillé, et pour une raison quelconque, un contact s’est établi entre nous. En 1979, j’ai commencé à travailler comme gérant adjoint à sa boutique sur la rue Bloor. »

 

Farbstein raconte ensuite qu’il aimait beaucoup travailler dans les ventes, mais qu’il devenait de plus en plus contrarié par les lacunes dans l’assortiment de produits. Il a donc écrit un message à Harry pour lui suggérer quelques changements.

 

M. Rosen l’a appelé et lui a dit : « Penses-tu pouvoir faire mieux? Parfait, je t’attribue le poste. » Farbstein est donc devenu acheteur de vêtements. « J’étais secrètement déçu », se souvient-il. « Pour moi, c’était la catégorie la plus ennuyeuse du magasin – mais c’est ce travail qui m’a permis de devenir l’acolyte de Harry. J’assistais avec lui aux réunions sur les études de marché et aux présentations textiles, donc j’apprenais énormément. J’avais un bon instinct pour les tissus; je les achetais sans tarder dans les ateliers européens et je les assignais aussitôt aux marques appropriées. J’arrivais à concevoir quels tissus iraient le mieux avec chaque vêtement. »

 

Farbstein parle avec passion et admiration de Harry en tant que patron. « Il me mettait constamment au défi. Il voulait que je lui dise ce que je pensais vraiment, non pas ce qu’il souhaitait entendre. Durant les discussions de groupe, il parlait toujours en dernier parce qu’il voulait d’abord analyser toutes les facettes du sujet. J’essaie de reproduire cette tactique avec mon équipe. Quand un problème survient, je veux entendre tous les points de vue – autrement, comment pourrais-je proposer la meilleure solution? »

 

« Mon éthique de travail me vient aussi de Harry. Lui et moi finissions notre journée de travail, mangions rapidement, puis allions faire un tour en ville – quel que soit l’endroit où nous nous trouvions – pour observer les boutiques et les vitrines. Harry adorait voir ce que les autres détaillants faisaient, et c’est ainsi que j’en ai appris autant au sujet du marchandisage. Encore aujourd’hui, j’aime visiter les magasins exceptionnels partout dans le monde. Je reprends certaines de leurs bonnes idées et j’essaie de les rendre encore meilleures. »

 

Même si Jeff a grandement appris de Harry, il apprécie tout autant les liens qu’il a tissés avec son fils Larry. « Nous sommes très différents, » explique Farbstein. « Comme Larry était avocat avant de se joindre à nous, son approche du commerce au détail est logique et fondée sur les résultats. Nos débats sont parfois très intenses, mais par la suite, nous parvenons à d’excellentes réalisations, parce que Larry soutient malgré tout mes idées un peu folles, plus rêveuses. »

 

Heureusement pour Farbstein, plusieurs de ses idées rêveuses se sont avérées un succès. Par exemple, introduire les premiers complets Traveler de Zegna avant même que cette marque n’ait un bureau à Toronto. « Nous avons acheté notre première commande : 36 complets, directement de la valise du fabricant! Ensuite, ce chiffre a rapidement grimpé à 1000… » Présenter des vêtements inspirés du style de Savile Row des années 80 était un autre de ses concepts créatifs, ainsi que soutenir l’approche luxueuse et décontractée de Brunello Cucinelli (la première commande s’élevait à 80 unités; Harry Rosen est maintenant le plus grand distributeur indépendant mondial de Cucinelli), acheter les vêtements britanniques aux épaules fortes de Tom Ford avant même d’avoir vu les produits (Jeff soutenait que, si une collaboration avec Tom Ford convenait à Gildo Zegna, elle devait aussi convenir à Harry Rosen), convertir l’ensemble des magasins en espaces-boutiques (une décision récente qui a permis de séparer certains produits par marque et de combiner différentes griffes pour créer des tenues plus variées), lancer une stratégie axée sur les collections de Munro (une nouvelle marque de sur-mesure d’Amsterdam destinée à une clientèle plus jeune, que l’entreprise a judicieusement décidé de présenter dans le rayon des jeans plutôt que dans celui des vêtements chics), et investir considérablement dans un atelier de couture privé.

 

Farbstein soutient que sa mission se doit d’être amusante. « L’humeur actuelle de l’industrie est un problème. Les détaillants ont besoin d’encouragement; ils doivent traverser chaque jour avec le plus grand sérieux et trouver au fond d’eux-mêmes la façon de stimuler leurs équipes et de les rendre positives, même durant les périodes difficiles. Si nous pouvions retrouver l’enthousiasme d’autrefois… quand nous utilisions notre couteau de poche pour ouvrir la boite contenant ces nouveaux produits que nous avions achetés des mois auparavant et que nous avions tellement hâte de montrer à nos clients. À cette époque, tous les détaillants ressentaient ce sentiment de joie intense. De nos jours, les propriétaires de boutiques passent leurs journées à s’occuper des finances, et les acheteurs ont bien d’autres choses à faire. Personne ne s’amuse, et pourtant, le plaisir est la recette du succès dans notre industrie. »

 

Jeff ajoute que c’est aussi ce qui fait la réussite d’un mariage. « J’ai plusieurs enfants », dit-il avec fierté. Ils sont cinq et ils lui apportent une joie immense. Sa famille proche se compose donc de sa femme, qui travaille dans l’immobilier, de jumeaux de 33 ans (une fille travailleuse sociale et un fils enseignant au secondaire), d’une fille de 24 ans qui travaille dans la dentisterie, d’un fils de 23 ans qui vient tout juste d’obtenir son diplôme en commerce et qui a aussitôt décroché un excellent emploi chez Pricewaterhouse (sans l’aide de son père, sauf pour la suggestion de porter une cravate rose lors de l’entretien d’embauche), et d’une adolescente de 15 ans qui pourrait bien être celle qui suivra les traces de son père dans le milieu de la mode.

 

« Je suis simplement reconnaissant du fait que nous formons une famille unie. C’est grâce à ma femme et à la façon extraordinaire dont elle s’implique constamment avec les enfants. Je ne suis pas pressé de prendre ma retraite, mais ces temps-ci, l’idée de passer plus de temps avec ma famille et mes amis et de jouer au golf me semble très attrayante. »

 

Pour lire l’article complet (en anglais), rendez-vous au http://www.mr-mag.com/merchants-merchant-jeff-farbstein/

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Dès que la remise de prix a été annoncée, les félicitations ont commencé à affluer de partout dans le monde. Voici ce que quelques-uns des grands noms du milieu de la mode avaient à dire au sujet de la nouvelle :

 

« Il est difficile de résumer de façon concise le savoir-faire incomparable de Jeff, mais je peux dire facilement et sincèrement qu’il est un homme respectable, gracieux et charmant qui se démarque par sa passion et son intégrité. » Peter Tannenbaum, Tod’s

 

« Jeff est un commerçant incroyable! Il place toujours la barre plus haut, va toujours plus loin pour dénicher les nouveautés et les tendances. Il a été l’un des premiers à croire en notre veston Kei souple et non doublé, qui compte maintenant pour près de 75 % de nos ventes dans cette catégorie chez Harry Rosen. » Giorgio Canali

 

« J’ai lancé ma marque en 2011 et Jeff m’a apporté son soutien dès le premier jour. Il y a un grand sentiment de confiance entre lui et ses fournisseurs. Nous nous aidons mutuellement, ce qui est très atypique et merveilleux. » Patrick Assaraf

 

« Harry Rosen ne serait pas Harry Rosen sans les aptitudes de Jeff en commercialisation et en établissement de relations d’affaires. » Al Israel, Triluxe

 

« Jeff semble comprendre l’art et la science du marchandisage. Cette habileté peut sembler facile, mais de nos jours, elle est de plus en plus insaisissable. » Robert Aldrich, Zegna

 

« Lorsque j’ai rencontré Jeff au début de ma carrière, j’ai tout de suite constaté que, comme Brunello, cet homme de succès se soucie profondément des relations humaines plutôt que de la simple conclusion d’une transaction de vente. » Massimo Caronna, Brunello Cucinelli

 

« Jeff a été l’un de mes mentors tout au long de ma carrière, mais surtout, c’est un homme honorable, un gentleman et un ami précieux. » Arnold Silverstone, Samuelsohn

 
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